Toulemonde Bochart a fait évoluer son architecture logistique sans remplacer son ERP. En choisissant de connecter ERP et WMS, via l’intégration entre Sage et Shippingbo, la marque a fiabilisé ses flux, réduit les tâches manuelles et doublé sa capacité d’expédition.
Chez Toulemonde Bochart, le sujet n’était pas de remplacer l’existant pour moderniser “par principe”. L’entreprise disposait déjà d’un ERP structurant, utilisé pour centraliser la base clients, les commandes, les factures et une partie du pilotage métier. Le vrai problème était ailleurs : à mesure que les flux se complexifiaient, la logistique reposait sur un module vieillissant et sur une accumulation d’actions manuelles qui ralentissaient l’exécution.
- Pourquoi l’organisation logistique avait atteint un palier
- Ce que l’intégration ERP – WMS a changé chez Toulemonde Bochart
- Quand l’ERP structure, le WMS fait avancer l’exécution
La marque, créée en 1949, fabrique ses propres collections de tapis et ses rouleaux de moquette. Elle opère avec une équipe de 25 personnes, un entrepôt propre, trois boutiques à Paris, plus de 2 000 SKU et des flux à la fois B2C, B2B et internationaux. Dans ce contexte, continuer à faire reposer la préparation, la réception, les retours et une partie de la circulation d’information sur des opérations manuelles n’était plus tenable.
Le chantier mené avec Shippingbo n’a donc pas consisté à opposer ERP et WMS, mais à connecter ERP et WMS pour redonner à chaque outil son bon rôle dans l’architecture.
Pourquoi l’organisation logistique avait atteint un palier
Avant le projet, Toulemonde Bochart utilisait une extension de leur ERP pour la gestion des stocks et la préparation de commandes. Ce module n’était plus supporté et allait devenir obsolète. Surtout, il ne permettait plus d’accompagner correctement la croissance ni la diversité des flux.
Une organisation très manuelle entre l’ADV et la logistique
Dans les faits, de nombreuses opérations dépendaient encore d’interventions humaines. Les statuts de commande devaient être mis à jour à la main, les bons de préparation imprimés puis transmis à l’équipe logistique, les étiquettes transport générées manuellement selon les destinations, et les documents comme les CN23 récupérés avec plusieurs allers-retours entre services.
Même logique sur les retours et les réceptions fournisseurs. Les informations circulaient par papier, fichiers Word ou échanges entre équipes. L’ADV devait souvent servir de point de passage pour que la logistique puisse avancer, et inversement. Autrement dit, le problème n’était pas seulement technique. Il touchait directement la fluidité opérationnelle et la répartition des rôles.
Un audit pour distinguer ce qui devait rester dans l’ERP et ce qui devait en sortir
Le point de bascule a été l’audit logistique réalisé sur site. Son rôle n’était pas de remettre en cause l’ERP, mais d’identifier clairement ses forces et ses limites. Le constat a été simple : il devait continuer à porter les briques métier essentielles, mais il fallait sortir de l’ERP tout ce qui relevait de l’exécution logistique terrain.
Comme l’explique Nicolas, Customer Success Manager Senior chez Shippingbo, il s’agissait de “recentrer l’ERP sur ce qu’il sait faire réellement” et d’éviter que les équipes ne deviennent des “couteaux suisses” chargés de compenser les limites du système. La logique du projet a donc été de connecter Sage à Shippingbo pour redistribuer les responsabilités entre les outils, sans casser l’existant.
Connecter ERP et WMS : ce que l’intégration a changé chez Toulemonde Bochart
La nouvelle architecture a permis à l’ERP de conserver la gestion de la clientèle, la facturation, les achats, les commandes B2B et certaines briques catalogue. De son côté, Shippingbo a pris en charge le pilotage opérationnel de la supply chain : réception, préparation, retour, statuts logistiques et exécution transport.
Des flux automatisés pour redonner de l’autonomie aux équipes
Premier changement structurant : les commandes fournisseurs créées dans Sage sont synchronisées automatiquement dans Shippingbo. À l’arrivée de la marchandise, l’équipe logistique devient autonome via le PDA pour contrôler les quantités, gérer la qualité et clôturer la réception. Les mouvements remontent ensuite automatiquement dans Sage, sans ressaisie manuelle.
Deuxième changement : la préparation de commandes. Les commandes B2B issues de Sage sont synchronisées dans Shippingbo, puis réparties dans différentes sessions selon leur typologie : monotapis, multitapis, échantillons, commandes sur mesure, destinations ou transporteurs. L’équipe logistique lance ses sessions, prépare, clôture, et l’information remonte automatiquement dans Sage. Selon Victoria Barbier Payet, “il n’y a vraiment plus du tout d’action à faire” sur cette partie une fois le flux en place.
Troisième changement : la gestion des retours. Là encore, fini les papiers et les fichiers Word. Les motifs sont saisis directement dans Shippingbo, les équipes logistiques contrôlent l’état du produit, le remettent dans le bon dépôt, et le mouvement remonte automatiquement dans Sage pour générer l’avoir.
Une capacité d’expédition doublée, et une base plus solide pour la suite
Le résultat le plus visible a été rapide : la capacité d’expédition a doublé. Toulemonde Bochart est passé d’environ 50 à 100 commandes par jour, avec des pics déjà observés entre 120 et 130 commandes quotidiennes. Pour une activité qui expédie des tapis lourds, parfois sur mesure, ce n’est pas un détail opérationnel. C’est un vrai changement de niveau.
Mais le gain ne se limite pas au volume. Les équipes ont gagné en autonomie, en lisibilité et en clarté de rôle. L’ADV peut se recentrer sur son cœur de métier. La logistique exécute avec des process mieux définis. Les boutiques et autres équipes peuvent consulter les bons statuts sans dépendre en permanence d’une seule personne. Comme le résume Victoria, “la base est là et tout roule”.
Cette nouvelle base ouvre aussi d’autres perspectives. Toulemonde Bochart travaille déjà sur de nouveaux sujets de croissance avec Shippingbo, notamment la gestion de stocks de second choix, l’ouverture à l’international et, à terme, une meilleure orchestration entre entrepôt et boutiques. Le plus intéressant dans ce cas client est là : connecter un ERP à un WMS n’a pas seulement permis de corriger des frictions existantes. Cela a rendu l’organisation plus capable d’évoluer.
Quand l’ERP structure, le WMS fait avancer l’exécution
Le cas Toulemonde Bochart montre une chose très concrète : le bon moment pour connecter un ERP à un WMS n’est pas forcément lié à un seuil de chiffre d’affaires ou à un nombre précis de commandes. Le vrai signal, c’est quand les opérations deviennent trop manuelles, que l’information circule mal et que certaines équipes se transforment en point de passage obligatoire pour toute la chaîne.
En redonnant à Sage son rôle de socle métier, et à Shippingbo celui de brique d’exécution logistique, Toulemonde Bochart a pu fiabiliser ses flux, clarifier ses process et doubler sa capacité d’expédition.
Regardez le replay en entier :
FAQ
Parce qu’un ERPstructure le pilotage métier, mais ne couvre pas toujours efficacement l’exécution logistique terrain. Un WMSpermet de mieux gérer le stock, la préparation, les retours et les expéditions.
Non. Dans le cas de Toulemonde Bochart, Sage a conservé son rôle sur la gestion client, la facturation, les achats et une partie du B2B, tandis que Shippingbo a pris en charge l’exécution logistique.
L’entreprise faisait face à de nombreuses opérations manuelles, à des allers-retours entre l’ADV et la logistique, et à un module Sage vieillissant qui ne suivait plus la croissance.
Toulemonde Bochart a doublé sa capacité d’expédition, passant d’environ 50 à 100 commandes par jour, avec des pics à 120 à 130 commandes par jour.
Glossaire
ERP
Logiciel qui centralise le pilotage global de l’entreprise, comme les clients, les commandes, les achats ou la facturation.
WMS
logiciel de gestion d’entrepôt qui pilote les opérations logistiques comme le stock, la réception, la préparation et l’expédition.
TMS
Logiciel de gestion du transport qui aide à piloter les transporteurs, les étiquettes et les flux d’expédition.
ADV
Administration des ventes, équipe en charge du suivi commercial et administratif des commandes.
PDA
Terminal mobile utilisé en entrepôt pour réceptionner, contrôler ou préparer les produits.
SKU
Identifiant unique utilisé pour distinguer chaque référence produit.
CN23
Document douanier utilisé pour certains envois à l’international.
API
Interface qui permet à deux logiciels de communiquer automatiquement entre eux.

